J’ai créé ce blog pour vous faire partager le quotidien des missions qui sont les miennes, à votre service, en circonscription ou à l’Assemblée nationale. Je souhaite que vous y trouviez des réponses aux questions que vous vous posez, tant au plan national que local. Et jusqu’au terme de ce mandat, en juin 2012, je resterai à l’écoute de chacune et de chacun d’entre vous pour essayer de vous accompagner dans vos difficultés ou vos projets. Je souhaite que ce blog contribue à vous apporter un éclairage complémentaire et précis sur les sujets qui font l’actualité de notre pays. Fidèle à mes convictions, de manière impartiale au service de tous, et plus déterminé que jamais à servir de mon mieux la Savoie et la France.
Bien fidèlement à vous,
Dominique DORD
« En Savoie, peut-être encore plus qu’ailleurs, il existe une sorte de fierté d’appartenir à un territoire, pour ne pas dire à un terroir. Les Savoyards ont une histoire très forte qui leur a forgé un tempérament bien à eux et j’aime énormément cette force de caractère »
J’aime la Savoie. Passionnément. Entièrement. Presque viscéralement. Des quartiers de Chambéry où je suis né et j’ai grandi, aux sommets des montagnes que j’ai très souvent parcourus lorsque plus jeune, je m’entraînais avec le club cycliste « les 100 cols » : tout enmoi est attaché à cette terre que je connais bien. C’est ici que, très tôt, j’ai pris conscience de la chance de vivre dans un tel environnement. Ici que j’ai eu envie de faire ma vie et d’installer ma famille, après avoir connu l’agitation parisienne et même l’aventure londonienne et américaine. Ici encore que demeurent mes plus beaux souvenirs. Ceux de mon enfance, sur les hauteurs de La Motte-Servolex, dans la ferme que mes parents louaient chaque été au moment des vacances. Les pentes de Lépine devenaient alors un formidable terrain de jeu et un réservoir inépuisable de randonnées ou de promenades en famille. Ceux de mon adolescence plus tard, sur les plages du lac du Bourget, les sentiers de l’Avant-Pays et de Chautagne ou aux terrasses des cafés aixois.
Même lorsque mes études ou mes activités professionnelles m’ont éloigné, j’ai essayé de revenir le plus souvent possible en Savoie. Parfois à la surprise générale, comme lors de mon service militaire effectué à la BA 725, l’ancienne base aérienne du Bourget-du-Lac :j’étais sorti avec un assez bon classement de l’Ecole des Officiers de Réserve et j’aurais pu choisir une destination prisée en outre-mer, par exemple. Mais c’est mon cœur qui a parlé et j’ai atterri ici. Personne dans ma promo n’a compris ce choix, plutôt inattendu pour un jeune de 20 ans, même si les suivants étaient bien contents que je leur laisse la place !
Quatrième d’une fratrie de cinq enfants, j’ai très vite acquis un sens aigu des responsabilités et du devoir, aidé en cela par un père extrêmement exigeant, qui a su me transmettre des valeurs humaines et spirituelles très fortes. Mon père était très rigoureux, mais sa famille était le centre de tout et Il nous a appris à nous dépasser, à tâcher de faire toujours mieux, en gardant toujours à l’esprit cette idée de devoir et de droiture. Nous lui devons beaucoup, avec mes frères et sœurs, et je mets en pratique constamment ses enseignements dans ma vie quotidienne.
Au fil des ans, différentes rencontres de Savoyards passionnants et passionnés n’ont fait que renforcer mon envie et ma volonté de faire « bouger les choses », à l’image de mon ami d’enfance Daniel, agriculteur à Barbizet qui a su faire évoluer la petite ferme familiale jusqu’à obtenir trois certifications de qualité pour ses fromages ; ou encore l’écrivain Jean-Gaspard Perrier, mon parrain, féru de culture savoyarde et auteur, entre autres, deLe Petiou, En quête de l’âme paysanne. Mais c’est Michel Barnierqui m’a mis, le premier, le pied à l’étrier en politique. À la sortie de mon troisième cycle d’HEC, en 1985, je me rappelle avoir encore une fois surpris tout le monde avec mon choix de stage de fin d’annéeque, contre toute attente, j’ai décidé de faire à l’Assemblée nationale, alors que tous mes camarades se tournaient vers des grandes entreprises. Je suis entré à son service en 1984 comme Attaché parlementaire et je n’ai jamais regretté ce choix.
Ma première élection - la plus difficile – a été celle de conseiller régional en Rhône-Alpes, en 1992. Je suis ensuite devenu député en 1997 après avoir siégé dans l’opposition municipale à Chambéry. Élu maire d’Aix-les-Bains en 2001, j’ai toujours eu une attirance toute particulière pour la cité thermale, et surtout, j’ai toujours été convaincu de son grand potentiel.
Aix-les-Bains est une ville où il fait bon vivre, c’est certain. Mais depuis dix ans, nous avons engagé toute une série d’actions concrètes au service de la population. Une impulsion donnée dès le début du mandat et qui a conduit progressivement la ville sur la voie de la renaissance. Ces dix années de réflexion et de travail intense ont permis de redynamiser la vieille cité thermale et contribué à faciliter la vie des Aixois.
Reprenant à mon compte la phrase de mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet qui dit qu’elle « ne souhaite pas politiser l’écologie mais au contraireécologiser la politique », j’ai fait très tôt le choix de jouer la carte du développement durable et me suis employé énergiquement à faire entrer la notion d’environnement dans notre vie quotidienne. Là encore, un travail de longue haleine a permis, entre autre, de réduire considérablement les nuisances sonores, de revoir toutes les canalisations d’eau potable et d’encourager sérieusement les modes de déplacements durables. Ecologiste convaincu de longue date, je n’ai pas attendu « la mode verte » pour faire valoir mes idées dans ce domaine.
Chaque semaine, à l’Assemblée nationale, je travaille au sein de la commission des Affaires sociales ; je me suis particulièrement investi dans les domaines de la modernisation du marché du travail ou le dialogue social dans les très petites entreprises, au niveau de la santé publique et de l’environnement, des thèmes qui me sont chers.
C’est ainsi qu’au mois de novembre 2010, une proposition de loi visant à mieux identifier les disparités spatiales de répartition de cancers en France a vu le jour. Cosignée par bon nombre de députés, elle doit permettre de mesurer l’efficacité des politiques de prévention, de dépistage, de détection précoce de soins et de suivis des cancers afin de mieux les orienter.
Parallèlement, pour la santé des plus petits, j’ai déposé une autre proposition de loi visant à l’amélioration de la protection auditive vis-à-vis des sources sonores de loisirs, et en particulier les jouets pour enfants. Environ 20 % d’entre eux dépassent le seuil de 85 dB(A), notamment des jouets « premier âge », ce qui présente un risque pour l’audition des jeunes enfants.
Et très récemment, je viens de rédiger deux nouvelles propositions de loi ; l’une visant à lutter contre l’ambroisie à feuille d’armoise, une plante hautement allergène et invasive, véritable fléau dans notre région ; l’autre pour la mise en place d’un service vélo à titre gratuit par un employeur pour le déplacement domicile-travail de plusieurs de ses salariés.
Sensible à ces sujets, j’entends plus que jamais poursuivre mon action à votre service.